Internationalisation : les limites de la traduction

Internationalisation : les limites de la traduction

L’expression italienne « Traduttore, traditore » nous le rappelle : traduire, c’est trahir. L’adage s’applique aussi aux romans, mais en premier lieu pour la communication de marque – même sur les supports de communication les plus simples. Et entre le slogan et le mode d’emploi, il y a un océan de possibilités… de se tromper, et une de bien faire.

Qu’est-ce que la traduction ?

Traduire, c’est l’art de travestir – pour la bonne cause ! Pour une meilleure compréhension, pour une meilleure acceptation, pour un rendu plus lisse dans la langue de destination. Une marque qui cherche à conquérir un nouveau marché ne cherche pas en premier lieu la traduction littérale de ses arguments de vente. Elle cherche à vendre.

Et si vendre implique de suivre des règles tacites, notamment liées aux habitudes de consommation et de langage – autant les suivre : le chef de projet internationalisation aura tout avantage à éviter de passer par une agence de traduction classique pour se tourner plutôt vers un acteur qui rédige pour vendre.

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Exemple de traduction littérale plutôt hasardeuse

Importance de la traduction pour l’international

Depuis plusieurs années, nous aidons des entreprises allemandes à pénétrer sur le marché français en rédigeant leur communication. Sur un secteur dématérialisé, pour lequel existe en plus une monnaie unique, s’ouvrir à l’international semble plus facile car plus accessible.

J’ai pu observer plusieurs cas de figure chez les différents interlocuteurs :

1. Le stagiaire allemand en langue étrangère, censé parler un français assez bon pour localiser le site internet 

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Visiblement, l’étudiant avait encore quelques lacunes avec le genre

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2. La plateforme de traduction en ligne bon marché dont le marketing n’était pas le point fort

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La fameuse promesse d’augmenter le chiffre d’affaires

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3. Le traducteur automatique en ligne

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Tout est dans la réservation

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Ces trois exemples vous donnent une idée du résultat et de l’effet sur les clients ou prospects. Mais la langue française, au même titre que la langue allemande et les langues européennes en général, est une vieille langue. Elle a ses subtilités, ses spécificités et ses habitudes.

À titre d’exemple (question importante lors de la localisation d’un site) le prospect ou le client est tutoyé très facilement en Allemagne, alors que ce n’est pas le cas dans l’économie traditionnelle – je pense au secteur industriel. À cause de quoi ? S’agit-il de l’influence de l’anglais ou du suédois proche ? En tout cas, ce n’est pas le cas en France où le vouvoiement reste la norme, sauf pour des produits résolument estampillés « jeunes ».

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Ikea vouvoie en France et tutoie en Allemagne

La tarification au mot, ennemie de la qualité

Dans un monde d’ingénieurs, il est agréable de découper en blocs : c’est ainsi qu’un traducteur faisait, il y a quelques temps encore, payer ses prestations à la page, qui lui donnait une idée du temps passé. Mais cette méthode a vite montré ses limites devant la démocratisation des traitements de texte et la profusion des différents formats finaux. Du coup, les traducteurs se retrouvent à facturer au mot. 

Or le temps n’est pas extensible, et le traducteur qui souhaite maintenir un tarif horaire correct se retrouve à fournir des traductions de piètre qualité.

Moralité : les avantages du copywriter natif

Parmi les points les plus importants, si ce n’est le plus important, la traduction (ou localisation) de  site internet pour une internationalisation suppose de passer par un traducteur natif (dont la langue maternelle est votre langue de destination souhaitée) qui connaisse les rouages du marketing et de la rédaction publicitaire.

Quels avantages ?

  • celui d’économiser sur des traductions successives de qualité médiocre ;
  • celui d’avoir une ligne éditoriale cohérente, rédigée d’une même main et un ton qui « parle » à vos prospects et se reconnaît ;
  • celui d’économiser un temps précieux à vos équipes de vente car ils auront des supports qui feront la moitié du travail.

Vous êtes mûr pour le marché allemand ? Mettez toutes les chances de votre côté : contactez les experts du Digital Club Franco-Allemand qui vous aideront.